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P. Denis Doutreligne,
d) Pronom possessif.
e) » indéfini.
f) » démonstrativ.
7° Les verbes.
a) Les auxiliaires.
b) Quelques remarques sur le verbe dioy considéré en lui-même et modèles de conjugaison.
c) Temps des verbes dioy.
d) Modes des verbes dioy.
e) Voix des verbes dioy.
f) Du verbe «être» français.
8 U Quelques indications à propos des noms de villages, hameaux, bourgs.
IV 0 Vocabulaires: He-Miao, Pe-JVliao, Dioy et Français 1 .
l u Préliminaires.
2° Vocabulaires.
1° Sommaire historique.
Il est bien difficile à l’heure actuelle de débrouiller la complexité des
éléments qui ont fait de nos dioy s ce qu’ils sont maintenant. Les Chinois
les appellent i-jen ; c’est, à mon humble avis, l’appellation qui leur convient
le mieux. Elle les met aux prises avec les Chinois dès la plus haute antiquité,
et les documents que l’on peut retrouver dans leur langage, leurs mœurs,
dans le parallélisme des idées, le confortable, leur manière de vivre, légendes,
semblent les faire apparenter visiblement avec les races préchinoises et les
Chinois eux-mêmes. En faire la monographie ne peut être que donner les
observations patiemment receuillies dans leur histoire, leur mœurs, leur langue.
D’une première vue générale de l’ensemble dioy, il se dégage un aspect
dont l’origine primitive (que fut-elle?) à été enrichie d’apports successifs et au
milieu desquels semblent ça et là résister à toute corruption essentielle, des
îlots raciques qui n’offrent pas moins pour cela des signes de dégénérescence.
Dans la préfecture de Hin y Foii aujourd’hui Lan Long Hien et la
préfecture de second ordre Tse Hen Hien, il y a une série de villages, ceux
du district du Pantchen par exemple, peuplés d’une race autochthone très
ancienne si on en croit les traditions locales. Il ne serait pas étonnant d’y
retrouver des traces de leurs habitats primitifs. De temps à autre les
gens du pays m’apportaient des fa oaan pia (haches du tonnerre en bronze
ou en cuivre jaune) que les gens du pays découvraient soit autour de très
vieux emplacements de maisons, soit aux abords des grottes. De plus, il
serait très intéressant, en approfondissant, comparant, résumant le vocabulaire
de ces pays particuliers, de pouvoir retrouver une quasi essence du vieux
langage dioy ; n’arriverâit-on pas alors plus près d’une langue-mère, commune
à toutes ces langues et dialectes?
Les populations de ces pays sont de corpulence moyenne et de taille
moins haute; les femmes surtout. Ce sont elles qui conservent le plus facilement
1 Dans la plupart des pages qui suivent, les tons des mots dioy n’ont pas été indiqués;
pour les trouver il suffira de se reporter au dictionnaire Esquirol Willatte (Hong Kong); ils
ont cependant été marqués lorsqu’ils étaient nécessaires à l’explication de ces notes. — Les
langues he et pe miao ont, à peu de chose près, les mêmes tons que le dioy, ces vocabulaires
ont été établis surtout dans un but spécial: «comparaison des phonèmes-sons», c’est pourquoi
Ton a négligé d’indiquer les tons.